
Le Tchad : Un Écarts de Justice à l’Africaine
Le Tchad a officiellement annoncé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), une décision qui ne passe pas inaperçue au sein de la communauté internationale. L’annonce officielle de l’exécutif tchadien a été accompagnée d’un communiqué détaillant le processus de réflexion et d’examen approfondi qui a conduit à cette décision.
Dans son communiqué, le ministère des Affaires étrangères a mis en lumière les principaux motifs de cette décision. Le gouvernement tchadien accuse la CPI d’une sélectivité inacceptable, soulignant l’abandon d’enquêtes visant des individus de pays hors de l’Afrique. Le Tchad estime que cette concentration, qui pénalise systématiquement les États africains, fait peser une injustice majeure sur le système judiciaire international.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. S’étalant sur les 13 enquêtes ouvertes par la Cour depuis son entrée en vigueur, le Tchad relève que neuf d’entre elles portent sur des États africains. Une concentration qui ne laisse planer aucun doute. Même sur ce point, le Tchad reste particulièrement inéquitable en considérant que la moitié des personnes détenues (six sur sept) sont dans des situations africaines.
Dans un souci d’équité et de justice universelle, le gouvernement tchadien s’est basé sur ces observations pour formuler ses arguments. La révolte contre la sélectivité s’élève à un niveau plus large : la CPI doit être restructurée pour être plus équitable et pour renforcer son efficacité sur un plan pan-africain.
Ces décisions soulignent la volonté du Tchad de promouvoir un système judiciaire international qui ne soit pas le reflet d’une injustice persistante, mais plutôt un moteur de paix et de réconciliation dans un continent marqué par la violence et les conflits.
Source : RFI
Regards237/Étienne MONTHE
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