
Ligues de Football Jeunes de l’UNIFFAC : L’Afrique centrale veut combler son retard continental
Depuis ce 12 mai 2026 à Douala, les dirigeants du football des jeunes d’Afrique centrale sont réunis pour une mission devenue urgente : reconstruire la base du football sous-régional.

Organisé par Union des de Football d’Afrique Centrale, l’atelier des présidents et secrétaires généraux des ligues de football jeunes rassemble des représentants du Cameroon, du Gabon, du Republic of the Congo, de la Equatorial Guinea, du Chad et de la Central African Republic autour d’un même constat : le football des jeunes reste le maillon faible de la sous-région.

Pendant trois jours, experts, administrateurs et responsables techniques planchent sur les solutions capables de repositionner l’Afrique centrale dans les compétitions africaines U17 et U20, où la sous-région accuse un net retard face aux grandes nations du continent.
À la manœuvre, Etienne Sockeng, instructeur FIFA/CAF et consultant régional FIFA, multiplie les échanges autour des standards modernes de gouvernance sportive.

« Le football des jeunes doit avancer pour donner des possibilités de jeu aux joueurs en formation », explique-t-il.
Pour l’expert, le défi dépasse largement le cadre sportif. Il s’agit désormais d’installer une gouvernance solide capable d’accompagner les académies, les centres de formation et les compétitions nationales sur le long terme.
Les travaux portent notamment sur les programmes stratégiques de la FIFA : Talent Development Scheme (TDS), Football for Schools, leadership technique, football amateur et formation des entraîneurs. Des outils considérés comme essentiels pour professionnaliser la détection et l’encadrement des jeunes talents.
Mais à Douala, un autre sujet revient avec insistance : les tensions administratives qui freinent parfois le fonctionnement des structures sportives.
« Il faut définir clairement le rôle du président de Ligue et celui du secrétaire général », souligne Etienne Sockeng.
« Lorsque les responsables ne travaillent pas dans la même direction, cela devient un frein au développement du football. »
Même diagnostic du côté de Jacques Mahi Matike, qui appelle à une réforme profonde du système sous-régional.

« L’UNIFFAC pêche par son absence dans les compétitions de jeunes. Nous voulons rendre notre sous-région plus représentative », affirme-t-il.
Au-delà des discours, les participants prennent part à des ateliers pratiques destinés à harmoniser les modèles de gestion dans les différents pays membres. Objectif : bâtir des championnats jeunes plus réguliers, plus compétitifs et mieux structurés.
Car pour les acteurs présents à Douala, l’enjeu est désormais stratégique : sans compétitions durables, les académies continueront de former des talents sans véritable exposition internationale.
Dans les couloirs de l’atelier, une conviction domine : l’avenir du football d’Afrique centrale passera par la qualité de son organisation à la base. Et cette fois, l’UNIFFAC veut transformer les promesses en résultats.
Regards237/Etienne MONTHE
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