
DOUALA : INTÉGRATION NUMÉRIQUE EN AFRIQUE CENTRALE – DOUALA SCELLE LA FIN DU PAGIRN-PPTIC ET TRACE LA VOIE D’UNE PHASE II
La capitale économique du Cameroun accueille, du 23 au 28 février, un rendez-vous stratégique pour l’avenir numérique de la sous-région.
Experts et décideurs des six pays d’Afrique centrale y valident les rapports actualisés de cartographie des besoins en TIC, marquant la clôture du projet PAGIRN-PPTIC et l’ouverture d’un nouveau chantier : l’intégration numérique régionale.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Pr. Raul Domingo Ayissi, directeur de l’École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSPY) et coordonnateur sous-régional du projet, a salué « des résultats tangibles » après 55 mois de mise en œuvre. Au cœur des travaux : la validation d’une cartographie actualisée de l’Observatoire TIC d’Afrique centrale et la consolidation d’une base de données régionale harmonisée, socle d’une planification efficace.
« Sans données fiables, aucune politique d’aménagement numérique ne peut prospérer », a insisté le coordonnateur, soulignant l’importance stratégique de cet outil d’aide à la décision pour les États.
Le projet, soutenu dans le cadre du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), concerne le Cameroun, le Gabon, le Congo, la République centrafricaine, la République Démocratique du Congo et le Tchad. Il vise à renforcer les capacités nationales en matière de gouvernance et de gestion des infrastructures numériques.
Pour Joseph Kandolo Mukeny, enseignant à l’Institut des techniques appliquées de Kinshasa, l’enjeu dépasse le cadre technique : « L’interconnexion insuffisante demeure un frein majeur à l’intégration régionale. Ce projet est un instrument de désenclavement. »
Les discussions s’inscrivent également dans la dynamique de l’Objectif de développement durable 9, dédié à l’industrie, à l’innovation et aux infrastructures. Alors que le taux d’accès à Internet en Afrique reste largement inférieur à celui des régions développées, la réduction de la fracture numérique apparaît comme un levier décisif de transformation économique.
Lancé le 6 août 2021 pour une durée de 55 mois, le PAGIRN-PPTIC s’achève officiellement à Douala. Mais les promoteurs regardent déjà vers l’avenir. Un plaidoyer sera engagé auprès des partenaires techniques et financiers, notamment l’Union européenne, en vue d’une seconde phase axée sur l’intégration numérique régionale.
Au terme de ces assises, un cap est fixé : transformer la cartographie des besoins en investissements structurants et faire du numérique un pilier de la souveraineté et de la compétitivité de l’Afrique centrale.
Afric-eco/Etienne MONTHE

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