Diplomatie sportive sous pression : le Sénégal conteste la justice marocaine après les incidents de la CAN

Diplomatie sportive sous pression : le Sénégal conteste la justice marocaine après les incidents de la CAN

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a vivement dénoncé la condamnation à des peines de prison de plusieurs supporters sénégalais interpellés au Maroc, à la suite d’incidents survenus après la finale de la Coupe d’Afrique des nations disputée le 18 janvier.

Arrêtés pour violences présumées contre les forces de sécurité et dégradations de biens publics, les supporters ont écopé, jeudi dernier, de peines allant de trois mois à un an de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 545 dollars. Une décision jugée disproportionnée par les autorités de Sénégal.

S’exprimant devant le Parlement, Ousmane Sonko a regretté une escalade judiciaire « au-delà du cadre sportif », estimant que « pour deux pays amis comme le Maroc et le Sénégal, les choses n’auraient pas dû aller aussi loin ». Le chef du gouvernement a également déploré une gestion du dossier « qui ne rend pas honneur » aux relations bilatérales, tout en affirmant que Dakar a entrepris toutes les démarches diplomatiques nécessaires pour obtenir la libération de ses ressortissants.

Face à l’impasse, l’exécutif sénégalais n’exclut pas d’activer l’accord bilatéral de transfert de détenus afin de permettre aux condamnés de purger leurs peines au Sénégal.

Pour rappel, la finale de la CAN 2025, remportée par le Sénégal sur le score de 1 but à 0 face au Maroc, pays hôte, avait été émaillée de nombreux incidents, entraînant des sanctions disciplinaires contre les équipes et certains supporters, et ravivant les tensions autour de la sécurité lors des grandes compétitions africaines.

Regards237/Etienne MONTHE

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