
Centrafrique : un humanitaire français de MSF arrêté, Bangui évoque des « activités subversives »
La tension monte autour du secteur humanitaire en République centrafricaine. Les autorités centrafricaines accusent un travailleur humanitaire français de la branche suisse de Médecins Sans Frontières (MSF) d’avoir mené des « activités subversives », après son arrestation dans le sud-est du pays, une région marquée par de violentes tensions intercommunautaires.
Selon plusieurs sources concordantes, François Zamparini, membre de la mission suisse de MSF, a été interpellé le mercredi 4 mars à Zémio, localité frontalière située non loin de la République démocratique du Congo. L’humanitaire venait alors d’effectuer un déplacement depuis un camp de réfugiés congolais pour participer à une réunion avec des autorités locales, dans une zone fragilisée par plusieurs années de conflit communautaire.
D’après les informations recueillies sur place, l’arrestation aurait été menée par des mercenaires russes affiliés à l’Africa Corps, présents aux côtés des forces gouvernementales dans différentes opérations de sécurité à travers le pays.
Le gouvernement centrafricain affirme que le ressortissant français serait impliqué dans des « activités incompatibles avec le mandat humanitaire ». Aucune preuve publique n’a toutefois été présentée pour étayer ces accusations à ce stade.
Cette arrestation suscite déjà de vives inquiétudes dans les milieux humanitaires. Présente depuis des années en Centrafrique, Médecins Sans Frontières mène des opérations médicales cruciales dans plusieurs régions affectées par les violences armées et les déplacements massifs de populations.
L’interpellation de François Zamparini intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement fragile dans la région de Zémio, théâtre récurrent d’affrontements entre groupes armés et communautés locales. Plusieurs organisations humanitaires redoutent que cet incident n’aggrave encore les tensions et ne complique l’accès à l’aide pour les populations civiles.
À ce stade, ni France ni la direction internationale de Médecins Sans Frontières n’ont officiellement réagi à ces accusations. Des démarches diplomatiques pourraient toutefois être engagées dans les prochaines heures afin d’obtenir des clarifications sur la situation de l’humanitaire français.
La situation reste évolutive et pourrait avoir des répercussions sur les opérations humanitaires dans l’est de la République centrafricaine.
(Source RFI)
Regards237/Etienne MONTHE
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