
BABENGA : SOUS LA PLUIE DES ANCÊTRES, LE NOUVEAU CHEF LANCE L’ÈRE DU DIALOGUE
À peine quelques jours après son accession au trône, Sa Majesté Hilaire Aurélien Tobo Diboundje imprime déjà sa marque sur le village Babenga. Dans une ambiance à la fois conviviale et studieuse, le nouveau chef a réuni samedi dernier les populations des différentes communautés résidentes à la Case communautaire, pour une rencontre fondatrice dédiée au développement local.

Une rencontre inédite, un dialogue sans filtre.
Hommes, femmes, jeunes, responsables communautaires : tous répondent présents. Et tous parlent. Sans détour.
L’eau potable, rare et irrégulière.
L’électricité, instable et parfois endommagée par des interventions anarchiques.
Le chômage des jeunes, préoccupant.
L’insécurité, persistante.
Les titres fonciers, difficiles à obtenir.
Les ordures ménagères, mal gérées.

« Une bénédiction venue du ciel »
Interrogé à la fin de la rencontre, Sa Majesté Hilaire Aurélien Tobo Diboundje s’est montré à la fois spirituel et pragmatique :
« Je dois remercier le Seigneur et les ancêtres pour cette belle pluie. Dans nos traditions, la pluie symbolise la bénédiction. Elle montre que les ancêtres sont avec nous. J’ai pris note des préoccupations de la population : problèmes d’eau, d’électricité, d’insécurité, d’emploi des jeunes et d’accès aux titres fonciers. Tous ces défis seront adressés avec l’appui de l’État et de la mairie de Dibombarie, mais surtout avec nos quartiers. Avant l’intervention de l’État, nous devons nous organiser et proposer des solutions concrètes. »
Pour mettre en œuvre cette vision, le chef a annoncé la création prochaine d’un comité de développement, en concertation avec les leaders de chaque quartier.
La voix des habitants

Valentin Chef Bafou, habitant du village depuis plus de douze ans, témoigne :
« Je suis rempli de joie et de fierté. C’est une grande première dans l’histoire de Babenga de pouvoir échanger ainsi avec notre chef. Ces débats et échanges libres vont continuer, et je suis sûr qu’ils feront jaillir une lumière qui brillera sur notre village. »

Pour Kouadjieu, président de Bamenda Family Meeting de Babenga, la dynamique est claire :
« Le chef a dit qu’il ne peut résoudre les problèmes seul. Nous sommes derrière lui pour travailler ensemble et mieux faire avancer le village. »

Une riveraine, émue, confie également :
« C’est la première fois que nous participons à une cérémonie d’une telle envergure et que nous discutons directement avec notre chef. Nous avons abordé l’insécurité, l’électricité et l’eau. Nous attendons beaucoup de lui et avons l’impression que les choses vont changer. »
Vers un Babenga apaisé et solidaire

Sa Majesté rappelle que le village a traversé des périodes difficiles entre 2021 et 2026, mais que le temps des tumultes est désormais révolu :
« Le village que je conduis est dans la paix. Aujourd’hui, nous allons de l’avant et travaillons pour le bien-être de tous. Je remercie l’État et les autorités administratives, le Minato, le préfet du Moungo et le sous-préfet de Dibombarie pour leur professionnalisme dans la gestion des difficultés passées. »

La rencontre de ce samedi s’inscrit dans le cadre d’une tournée de prise de contact débutée dès le 12 mars avec les communautés autochtones, avant de s’élargir aux communautés résidentes. Objectif : partager la vision du chef et recueillir attentes et préoccupations pour bâtir un Babenga harmonieux, solidaire et tourné vers l’avenir.
Regards237/Etienne MONTHE
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