Immigration sélective : la doctrine Donald Trump relance le débat géopolitique

Immigration sélective : la doctrine Donald Trump relance le débat géopolitique

Washington accélère sur un dossier sensible. Les États-Unis envisagent de traiter jusqu’à 4 500 demandes d’asile par mois émanant de Sud-Africains blancs, selon des informations rapportées par Reuters, citant un document interne du Département d’État des États-Unis daté du 27 janvier.

Une cadence inédite qui tranche avec le durcissement global de la politique migratoire américaine. Alors que de nombreuses demandes en provenance d’autres régions font l’objet de restrictions, Washington affiche une priorité assumée pour les Afrikaners, présentés comme victimes d’un « génocide » en Afrique du Sud par l’ancien président Donald Trump.

Mais cette stratégie se heurte déjà à des contraintes logistiques. L’administration américaine a suspendu l’ensemble des voyages de réfugiés vers les États-Unis entre le 23 février et le 9 mars pour des raisons opérationnelles, gel qui concerne aussi les candidats sud-africains.

Dans les faits, la montée en puissance du programme reste limitée. Au 31 janvier 2026, seuls 2 000 Sud-Africains blancs avaient été admis sur le sol américain depuis le lancement du dispositif en mai 2025. Un rythme encore loin des ambitions affichées, qui alimente le débat politique et diplomatique autour d’un traitement jugé sélectif et controversé de la question des réfugiés.

Afric-eco/Etienne MONTHE

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